BIOGRAPHIE

Parcours 

 

Artiste belge vivant en Auvergne depuis 2008, Coline Malice est une  chanteuse bruxelloise d’origine, qui ne laisse pas indifférent : espiègle, engagée et sensible à  la fois, elle s'accompagne avec son accordéon diatonique à qui elle  donne un style véritablement innovant. 

Des textes forts, drôles, nécessaires, elle s’accompagne haut la main en solo, mais est aussi à l’occasion accompagnée de musiciens issus des musique du monde, du trad et du jazz.

 

Discographie :

 

  • Petits Moments (2006 )

  • Clandestine (2009)

  • Les nouveaux riches (2012)

  • Drôle de marionnettes (pour enfants ) (2014)

  • Livre « Que fait-on de la tristesse ? (2016)

  • On n’est pas des princesses (LIVE 2017)

  • Esquisse d’un monde amélioré ( Studio juin 2019)

 

 

 

Quelques repères :

 

 

• Premier prix au tremplin scène d’automne, prix France bleue,

 

. Premier prix au tremplin Festiv’art en Ariège en aout 2007.

 

• Premier prix et  prix du public lors du concours du festival Bernard Dimey le 8 mai 2007.

 

• Premier prix du concours « interprète » de l’association « On connaît la chanson » en Auvergne.

 

• Elle remporte le grand prix « Vive la reprise !2006 » au centre Wallonie-Bruxelles à Paris.

 

• Premier prix en mars 2006 au concours « Le Mans Cité chanson » (12ème édition) dans la catégorie interprète.

 

•Elle est lauréate et gagnante aux concours « Utopia » dans la catégorie « création d’une chanson » autour d’un thème : à découvert (octobre 2005).

 

• Prix spécial du jury à la finale du concours « interprète » de l’association du « Mans Cité chanson » dans la ville du Mans en mars 2005.

 

•Elle remporte le prix coup de cœur du café-théâtre « Le 22 bis » au concours Jean Darlier 2005.

 

  • Prix du conseil régional D’Auvergne au Carrefour de la Chanson 2013

 

 

Coline Malice a monté en 2012 le projet « les chemins du vent », spectacle autour des chansons d’Anne Sylvestre réorchestrées jazz et marainée par cette dernière. Avec Le big band PAYZZAJ. (extrait vidéo disponible sur le site )

 

 

 

Quelques concerts :

 

France :

 

  • Festival « chanson de parole », L’Européen, Le Vingtième Théâtre (Paris), « Chantons sous les pins » , Centre Culturel de Liévain – Festival « Le 6ème son », Festival Bernard Dimey, Forum Léo Ferré, Théâtre d’Aurillac, Le Limonaire, L Arlequain, Chanson de Parole, le théâtre des déchargeurs (Paris), Festiv’art, Le festival des chaises pliantes, festival d’Avignon au Verbe Fou, le Rexy, Festival Rencontres Marc Robine,  …

 

 

En Belgique :

 

  • Festival Mars en chansons, festival une chanson peut en cacher une autre, cabaret aux chansons, francoff’ de Spa,, Théâtre Marni, Centre culturel de bruxelles Les Riches Claires, La Samaritaine, festival des Libertés, Théâtre La Clarencière, …

 

 

En Suisse :

  • Festival « Les nuits de l’Esprit » , L’Esprit Frappeur,..

Coline Malice a participé au 26ème rencontres d’Astaffort, chez Francis Cabrel. (octobre 07)

 

 

 

 

Extraits de presse :

 

"Coline Malice, un bloc insoumis, ravageur et foudroyant d’esprit et d’espoir en l’être humain. Un peu rock, un peu gitane, un peu hippie, un peu folk, mi-ange, mi-démon, elle s’inspire un brin d’Higelin, de Thiéfaine ou de Béranger, ...(…)  Elle se confie au fil des mots qu’elle aime. Sa corde vocale vibre. Spontanée, surprenante au gré de l’émotion qui passe, sa voix est généreuse. Bref, Coline Malice apporte du neuf de l’inédit."

(in « Le Dauphiné Libéré », avril04)

 

« C’est un souffle de bonheur et de poésie que Coline Malice nous distille ne faisant qu’une, corps et âme avec son accordéon diatonique. Des textes « verts », profonds et ésotériques écrits personnellement nous émeuvent par sa voix veloutée »

(in « Le Petit plus », printemps 2007, Belgique)

 

«  Coline Malice, c’est d’abord ce cri. Celui lancé par Ferrat et porté par sa voix et une présence en disant long sur l’envie de ce bout de bonne femme. Dès les premières notes, aussitôt que sa voix s’est égarée dans les jardins de l’hôtel de ville, les vieux cèdres se sont mis à frissonner de plaisir. Coline sans malice, insoumise, au verbe aussi ample que fort. Sa voix chante, dit, se place e dégaine à plein pot. Et que ça fait du bien d’entendre cette fille, accompagné d’un seul pianiste comme son double. Un style direct, passionnée. Elle touche au but. (…)

Engagée et poétique, en femme libre, elle s’impose. » (in « La dépêche du midi, 10 juillet 2008 / J.-P.C.)

 

«  On dit que c’est une chanteuse réaliste, mais réduire à cette étiquette cette jeune femme bruxelloise serait sous-estimer son répertoire tendre et tonique, fait de gouaille et de pudeur, avec une belle présence scénique. (…) Avec sa voix grave qui fait penser à Mauranne et son accordéon qui la rapproche d’une Michèle Bernard, accompagnée d’un pianiste et compositeur, Antoine Quinet, elle remporte les concours de plusieurs festivals régionaux : frissons garantis, y compris quand elle reprend Je ne suis qu’un cri de Ferrat et Vesoul de Brel dans des versions aussi personnelles que théâtralisées.(…) » (Albert Weber in « Chorus, printemps 2008, portrait)

 

 

“ Depuis que Coline Malice a adopté la France, il y a quelques années, elle y balade sa belle dégaine d'insoumise, l'accordéon sur le coeur pour nous conter les vicissitudes de la vie, ses émois et ses coups de gueule .

De sa voix chaude et puissante, elle peut être douceur et tendresse, comme colère et  violence. Le sourire en coin et l'oeil malicieux, elle sait  aussi manier humour. Bref, elle ne laisse jamais indifférent.

Cette belle personnalité lui a d'ailleurs permis de remporter de nombreux prix et de figurer sur des scènes prestigieuses comme celle du festival de Barjac en 2010 

Elle est soutenue par des artistes de talent tels Anne Sylvestre, Yves Jamait, Bernard Joyet,…

 

 

“Quand on se prénomme Coline et qu’on vient du plat pays, y’a comme un blème… Alors un beau jour elle a quitté l’ombre portée de Brel et de Beaucarne pour s’installer ailleurs, au mitan du Massif central, là justement où le relief est volcans et les volcans collines : « C’est mon pays tranquille / Où se calment les volcans / D’où s’écoutent les vents / Je l’ai choisi comme île. »
C’est, par elle, avec Yannick, son complice, dialogue d’accordéons. L’un diatonique, l’autre chromatique. Que peut-donc chanter une belge en libre exil chez nous ? Elle ne chante que la vie qu’elle perçoit, qu’elle reçoit. Et vomit, certes en poésie, l’actuelle politique, la sarkozysme en son ensemble. Débuter un récital pour une chanson sur les Roms (« Vous les gens du voyage / Si vous étiez moins rares / Y’aurait p’être moins d’écarts / Entre les pays »), en ces temps contrôlés, bétonnés, bessonnés, heurtfefés, est acte de résistance, de désobéissance civile : « Mi française mi belge / Contre un seul qui dicte / Contre un Sarkozy ! » C’est tout colère, c’est tout Malice, en laquelle on trouvera facilement la (future) relève tant de Michèle Bernard que de Francesca Solleville. Avec un timbre qui parfois rappelle l’autre belge qu’est Mauranne.
Coline fait feu de tous bois : sur la violence, sur l’occupation, sur la société… Sur, et pour le coup avec grande tendresse, les mamans de Lola : « Deux mamans dans la même maison / On s’fout du Quand dira-t-on. » Coline Malice n’a peur de rien, elle fait front, elle fait fronde, bardée de son diato comme on le serait d’un bouclier, elle gavroche gaiement sur ses propres barricades.
Et clos sa prestation par une reprise de Ferré, La Mauvaise graine : « J’suis ni l’œillet ni la verveine / Je en suis que la mauvaise graine / Ils m’ont semée comme un caillou / Sur un chemin à rien du tout. » Ça lui va bien à Coline d’être l’épi rebelle, l’épi phénomène d’une scène par elle régénérée, ardente et, de fait, embellie.

(Michel Kemper, in « Les enchanteurs)

 

 

« Coline Malice, une chanson pour améliorer le monde

Vous connaissez Coline Malice, cette belge qui, sans malice, a choisit naguère les collines et volcans d’Auvergne pour y faire son nid. Et y construire ce qui, album après album, s’apparente à une œuvre. C’est son sixième album que voici. Si ce n’est deux d’autrui (l’un de Jean-Louis Pinna, l’autre de Gilles Michel), toutes les chansons sont de Coline. On reconnaît son écriture d’ailleurs, par ses vers drôlement alambiqués, façon originale de placer ses mots, construire ses vers, plus encore quand ils sont sévères.

« Petite sœur de Joan Baez et de Johnny Clegg », notre Coline Malice, qui entame ce nouvel album par un survol des luttes planétaires, de celle contre la ségrégation raciale à la révoltion tunisienne et ses petits et grands actes de désobéissance civique : « De Gandhi à l’homme du tank / Se dressant seul devant les chars / Créons ensemble c’nouveau big bang / Où la haine n’a plus d’espoir ». En ces heures d’insolent et dispendieux G7, de gabegie mondialisée, d’extrême-droitisation généralisée, une telle chanson (Et toi) est bien venue. Comme cette reprise de Clandestine, extraite du disque éponyme de 2011 : « Alors j’vais faire un peu de bruit / Et si j’ai peur, ben vous aussi / Réveillez-vous, regardez-moi / Moi je suis vous et vous êtes moi ».

Car Malice, si elle sait être la tendresse même, est boule de feu, indicible colère quand on touche aux libertés. Ça donne le la de ses chansons. Le la ? Non, le do, au moins pour la rime ! : « Au fond de soi / Comme une cadeau / Notre petite voix / Qui donne le do ». Et tout ça dessine l’Esquisse d’un monde amélioré, joli titre de chanson s’il en est, pour « une espoir comme un cœur qui s’bat / Qui gardera toujours sa foi / Une oreille qui peut t’faire entendre / Une consœur, une militante ». Sa chanson est engagée autant qu’engageante, mais pas seulement.

 

Elle plonge dans son passé, retrouvant la présence d’amis, d’amours. De ce qu’ils étaient, ce qu’ils sont devenus. Lot d’émotions, de déceptions aussi. Regard sur sa propre enfance quand on voulait de Malice qu’elle soit toujours la première ; elle ne fut qu’« Encore deuxième, comme Poulidor ! » Cette confession fait agréable chanson, dont chaque couplet décline un souvenir de seconde sur la liste d’attente : « J’ai demandé à la Madone / Qu’elle me pardonne / Elle m’a dit d’un ton pieux / Demande plutôt à Jean-Paul Deux ».

On connaît Coline Malice, toujours avec son diatonique. Accompagnée ici de percussions, basse, guitares électrique et acoustique, violon et vielle à roue, ça fait agréable son de baloche, qui plus est de belle facture, énergique parfois, mélancolique aussi. Taillé pour de telles chansons, pour les amener à notre écoute, les emballer, les magnifier, nous les rendre indispensables. Comme l’est cet album, « offert au monde entier, en guise d’espoir et d’amour en l’être humain ; un album dédié à notre planète, en lui souhaitant toute la guérison dont elle a besoin ». Si c’est Coline qui le dit…

 (Michel Kemper, in « Les enchanteurs, septembre 2019, 7 septembre )

In "Hexagone" Numéro 14

Revue trimestrielle de la chanson

Hiver 2020

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